Sous le règne d’Akbar, des ateliers de peintures se créent aussi dans les cours des princes et apparaît un genre nouveau de miniatures dans les royaumes du Rajasthan et ces miniatures poétiques aux couleurs vives et éclatantes cherchent à évoquer sentiments et passions.
Puis, les sujets des miniatures, échappant de plus en plus aux interdits islamiques, deviennent plus profanes et les peintures décrivent des scènes de cour, de chasse ou de guerre. Sous Jahangir y figurent des animaux, principalement des oiseaux, et des fleurs, et sous Shah Jahan les portraits s’accentuent, représentant des princes et des nobles.
Le dessin devient très fin, les couleurs plus raffinées et l’or s’applique avec des pinceaux de quelques poils seulement. Comme pour le reste, l’art de la miniature moghole disparaît avec Aurangzeb qui persécute les peintres et les artistes.
Les Miniatures Mogholes.
L’origine persane.
Chassé par Sher Shah et réfugié en Perse depuis 1540, c’est Humayun, qui, lors de la reconquête du pouvoir, ramena avec lui des artistes et des peintres persans. De même, ayant eu un précepteur persan, c’est Akbar qui créa un atelier de peinture où exerçaient artistes persans et hindous. De cette symbiose entre le style persan et indien naîtra l’école moghole.